icarealcyon Posté(e) 27 janvier 2021 Auteur Signaler Posté(e) 27 janvier 2021 Merci ! Les échantillons présentés ci-dessus ainsi que plusieurs centaines d'autres issus des mêmes formations sont désormais entre de bonnes mains, à l'Université de Rennes II. Les temps étant très difficiles pour tous les professeurs et leurs étudiants, il faudra être patient pour avoir le résultat de l'examen préliminaire de cette microfaune. . Grâce à l'une d'entre nous, le champ de recherche s'étend également au Domérien. En attendant, je concentre mes efforts de prospection sur le Toarcien supérieur. Citer
icarealcyon Posté(e) 9 mai 2021 Auteur Signaler Posté(e) 9 mai 2021 Bonjour à tous , mes recherches de dents de poissons dans le Toarcien supérieur commencent à donner des résultats intéressants. La dernière formation (n°28 sur 30) trouvée dans le sommet de la zone à thouarsense est prometteuse par la qualité de conservation des dents, de loin la meilleure rencontrée dans le Toarcien supérieur, où elles ont tendance à présenter un aspect usé et roulé. Petit bémol, elles n'y sont pas fréquentes. Comme d'habitude dans ces niveaux du Toarcien supérieur, l'élément dominant de la lumachelle est une abondance d'articles de crinoïdes. Mais ici, l'aspect de ces articles me surprend. Ce ne sont pas les habituels éléments cylindriques ou pentagonaux, mais des losangiques. Très marginaux dans d'autres lumachelles, ces articles en losange représentent ici la quasi-totalité des restes de crinoïdes. Un de ces articles de crinoïde losangique: Une jolie dent d'hybodonte (3 mm de hauteur) Une dent de néosélacien (3 mm de hauteur) avec sa racine bien conservée: je n'ose pas tenter le dégagement de l'autre côté de la dent qui s'enfonce dans la roche dure. Dent d'actinoptérygien avec la base bien conservée (2 mm) Dent de poisson inconnu, effilée, à l'émail profondément plissé. Ces dents-là apparaissent au sommet de la zone à variabilis. Citer
elasmo Posté(e) 9 mai 2021 Signaler Posté(e) 9 mai 2021 Bonjour Nathalie Pour le spécimen de forme losange, il pourrait s'agir d'écailles de poissons osseux, j'avais trouvé des formes similaires dans les kemkem qui m'avait été identifié comme tel par Anne-Lise Folie (Bruxelles) Citer
icarealcyon Posté(e) 24 mai 2021 Auteur Signaler Posté(e) 24 mai 2021 Bonjour Jean-François, non, ces articles appartiennent bien à des échinodermes: calciteux, monocristallins, avec l'aspect de surface et la section typiques des crinoïdes dans ces niveaux. Le mystère demeure donc... Peu de temps libre, et pas mal de casseroles sur le feu ! Mes recherches de dents dans le Toarcien terminal sont en train de payer enfin. Pour cela, je dois prendre des après-midi entiers pour crapahuter, des soirées nettoyage de vilains cailloux gris intensives; j'ai dû étendre mon rayon d'action à 25 km au lieu de 5, et je travaille l'endurance physique et parfois mon vertige pathologique ! Ces niveaux sont en effet perchés (comme moi ? ) haut dans le relief. Mais une belle et riche faune de requins s'y cache. Ce dernier mot est approprié, car les dénicher n'est pas chose facile. L'expérience me fait gagner rapidement en efficacité: mon ramassage de roches lumachelliques est de plus en plus ciblé et porteur. L'aspect des lumachelles favorables est juste différent de celui du Toarcien supérieur et moyen: plus épaisses (jusqu'à 5 cm), plus étendues, et toutes (sauf une à ce jour) complètement dépourvues de bélemnites ! Voici quelques-unes de ces dents qui, comme les ammonites (c'est la zone à pleydellia aalensis), reflètent une profonde modification de l'environnement et de la faune. à la fin du Toarcien. La première dent trouvée me fait penser à un requin hexanchiforme. La plus grande cuspide est légèrement déplacée vers la droite suite à une fissuration contemporaine de la fossilisation (1.5 mm de large): Dent broyeuse à l'émail très épais (et rayé d'usure !) Ossicule dermique de très grande taille (presque 1mm) Dent à la racine bossue: de telles dents ont souvent deux petites cuspides latérales très proches de la principale (1.5 mm environ). Dent molariforme à cuspides divergentes. D'une taille identique à une autre d'un type apparenté à Grimmenodon trouvé dans le T moyen (z à variabilis), elle montre des cuspides plus élevées (0.5 mm environ); pas entièrement dégagée. Mystère complet pour celle-ci, à la couronne irrégulièrement crénelée, large de 3mm, complète du côté droit Hier, nouveau site visité dans la z à aalensis: 25 nouvelles dents, je vais leur tirer le portrait ! Bonne journée à tous ! Citer
elasmo Posté(e) 24 mai 2021 Signaler Posté(e) 24 mai 2021 Bonsoir Nathalie Pour la dent d'hypothétique d'Hexanchiforme, j'ai un doute, mais il est vrai que la photo n'est pas assez nette pour en juger, mais vu la taille c'est un peu normal. Ce qui me trouble un peu sur ce spécimen ce sont les plis (ou tout au moins l'illusion de plis) à la base de la dent, qui me ferait plus penser à un hybodontiforme, les petites dents molariformes peuvent peux être se rattacher à des actinoptérygiens comme certains, poissons broyeur (pycnodontiforme, voir de la famille des Characiformes ?), voir cette dent trouvé dans des sédiments plus récents (Yprésien du bassin parisien) dont l'aspect peux s'en approcher un peu. Citer
AMEDE Posté(e) 24 mai 2021 Signaler Posté(e) 24 mai 2021 C'est quoi le truc bleu ? De l'azurite ? Citer
elasmo Posté(e) 24 mai 2021 Signaler Posté(e) 24 mai 2021 une trace de stylo pour marquer l'emplacement d'une dent Citer
icarealcyon Posté(e) 25 mai 2021 Auteur Signaler Posté(e) 25 mai 2021 Merci Jean-François pour ces informations. Il y a 14 heures, elasmo a dit : les plis (ou tout au moins l'illusion de plis) à la base de la dent, La base de la dent est effectivement fortement plissée, mais contrairement aux dents d'hybodontes auxquelles je suis habituée, elle est très peu épaisse, très fine et tranchante. Ces plis ont un rôle de renforcement évident sur le spécimen. Oui, Amédé, marquage bleu à l'encre indélébile, ça rend bien service pour repérer ces "Dents de la Mer" toarcienne, qui ont une taille tournant autour du millimètre, souvent moins, rarement plus. Chaque caillou porte aussi inscrit en code son site d'origine et son niveau. Obligatoire pour s'y retrouver ! Pas d'azurite dans le toarcien terminal lozérien ! J'aimerais bien, mais ça compliquerait les choses. En fait, on y rencontre bien plus de minéralisations micro que dans les niveaux inférieurs. Pyrite octaédrique ou cuboctaédrique bien sûr, quelques cristaux anecdotiques de galène et d'hématite, du quartz genre fenestré mais minuscule (sur un site), beaucoup de gypse, et surtout l'envahissante calcite qui a éclaté les ammonites et certaines lumachelles comme du popcorn, c'est pourquoi les dents un peu grandes sont souvent fragmentées et maintenues en place par cette fichue calcite . Elle rend également le travail de dégagement ardu, je n'insiste pas dès que le recouvrement d'une dent par le sédiment devient trop dur à l'aiguille. Voici les nouvelles trouvailles d'avant hier, du moins les plus parlantes: In situ, une riche lumachelle du Toarcien terminal (zone moyenne à aalensis) en place, largeur de l'affleurement 25 cm environ, a livré une dizaine de dents, sur place et en éboulis: La plus étrange de la journée, 2,5 mm, en forme de flèche pédonculée Des dents d'hémiscylliidés ? Ces types de dents dominent largement dans l'échantillonnage. Les hybodontes sont devenus très marginaux. Les raies, elles, semblent avoir tout simplement disparu depuis la Z à thouarsense ! Citer
AMEDE Posté(e) 25 mai 2021 Signaler Posté(e) 25 mai 2021 Il y a 14 heures, elasmo a dit : une trace de stylo pour marquer l'emplacement d'une dent il y a une heure, icarealcyon a dit : Pas d'azurite dans le toarcien terminal lozérien ! J'aimerais bien, mais ça compliquerait les choses. En fait, on y rencontre bien plus de minéralisations micro que dans les niveaux inférieurs. Pyrite octaédrique ou cuboctaédrique bien sûr, quelques cristaux anecdotiques de galène et d'hématite, du quartz genre fenestré mais minuscule (sur un site), beaucoup de gypse, et surtout l'envahissante calcite qui a éclaté les ammonites et certaines lumachelles comme du popcorn, c'est pourquoi les dents un peu grandes sont souvent fragmentées et maintenues en place par cette fichue calcite . Ha ok, merci. Citer
elasmo Posté(e) 25 mai 2021 Signaler Posté(e) 25 mai 2021 La première photo de l'objet triangulaire, pourrait être une épine céphalique (que l'on voit notamment sur les hybodontes et d'autres requins anciens) ou alors tout simplement un denticule de la peau, mais j'avoue que le coté très triangulaire, me laisse plus penser à un élément céphalique. épine de Lissodus, voir Cappetta, 2012 Citer
icarealcyon Posté(e) 26 mai 2021 Auteur Signaler Posté(e) 26 mai 2021 S'il s'agit d'une épine céphalique d'hybodonte, piste tout-à-fait vraisemblable, c'est une première pour moi, j'en suis ravie. La bête devait avoir le coup de tête bien râpeux, car c'est blindé d'émailloïde ! Par ailleurs, les denticules dermiques abondent dans la z à aalensis, avec un aspect très varié. Côté dimensions, ils sont à peu près comme dans les niveaux inférieurs, c'est à dire de l'ordre du tiers de millimètre ou moins, avec de rares exceptions plus grandes, dont un exemplaire "géant" montré plus haut. Les mêmes se retrouvent dans la zone à aalensis, à côté de nouvelles formes, plus épaisses, nettement bi ou tri carénées. Du fait de leur taille minuscule, je n'arrive pas à les photographier correctement. De même, une très riche faune connexe d'ostracodes et de foraminifères très bien conservés mériterait d'être illustrée. Pour illustrer les méfaits de l'imprégnation du sédiment par la calcite, voici une dent latérale arrière d'hybodonte, une des rares que j'aie trouvées à ce jour dans la z à aalensis: environ 2 mm de long, fragmentée en trois parties en place. Citer
icarealcyon Posté(e) 28 mai 2021 Auteur Signaler Posté(e) 28 mai 2021 De ma dernière sortie, au sommet de la zone à variabilis: L'inconnu aux "dents en aiguille", à la structure profondément plissée, en 2 exemplaires (environ 1.5 mm): Dent d'actinoptérygien (cf Dapedium) (2mm) Minuscule dent d'un hémiscyliidé (0.5mm environ) Encore un Hémiscylliidé ? couronne apparemment complète (2mm) Une autre, à la forme pas vraiment classique (base large et très arrondie, ressemblerait à celle d'"Hétérodontus"), une cuspide manque sur la gauche (1mm). L'"Hétérodontus" lozérien joue à l'Arlésienne, mais là j'en tiens un bel exemplaire ! (1mm) Une dent de paraorthacodonte (du moins je pense ) avec une impressionnante racine bien conservée, large et plate (2mm environ); hélas, la profondeur de champ à cette échelle me joue des tours ... Et pour finir l'énigme du jour: non ce n'est pas une edelweiss, ça y ressemble sauf que d'après l'aspect c'est sûrement en calcite, et sa taille, environ un tiers de millimètre Je suis là à l'extrême limite de ce que je peux capter en photo avec mes pauvres moyens, par rapport à la vision à la binoculaire. Citer
elasmo Posté(e) 28 mai 2021 Signaler Posté(e) 28 mai 2021 Belles dents, difficile à dire pour la Paraorthacodus, sans dégager toute la dent, mais cela s'en rapproche Citer
icarealcyon Posté(e) 10 juin 2021 Auteur Signaler Posté(e) 10 juin 2021 Dans la zone à aalensis, nouvelles trouvailles: Du pycnodontiforme ? 0.4mm Le plus caractéristique du Toarcien terminal dans mon échantillonnage, par le nombre de dents récoltées: un hémiscylliidé probable (2mm) Une magnifique dent latérale d'hybodonte, à la couronne miraculeusement complète compte-tenu de sa taille (un peu plus de 4mm) . L'usure de la cuspide principale tranche avec la fraîcheur et le tranchant des secondaires. Du Synéchodus ? (2 mm) Ce serait le premier que je trouve dans la zone à aalensis. Ossicule dermique à l'émailloïde très épais et bombé (0.5mm) en vue légèrement latérale. J'ai eu du mal à le différencier d'une dent broyeuse, mais les plis latéraux correspondent bien à ceux que j'observe sur tous les ossicules dermiques. Ossicule dermique plus classique de structure, néanmoins de grande taille (presque 1 mm) soit le triple de l'ordinaire. Pour finir, un peu hors-sujet, mais découverte collatérale dans ces niveaux sur un seul site: des coquilles de scaphopodes (dentales), assez nombreuses. C'est la première fois que je rencontre ces mollusques dans les Terres Noires. L'ornementation treillissée de la coquille varie selon les individus, plus accentuée dans un axe ou dans l'autre. La taille moyenne est assez menue (autour de 1 cm). Un scaphopode géant de 2 cm ! fragmenté en place Zoom sur l'ornementation de cette coquille. Citer
elasmo Posté(e) 10 juin 2021 Signaler Posté(e) 10 juin 2021 Belles découvertes, surtout la dent d'hybodontiformes, de bien belles cuspides secondaires, qui me rappellent en première impression les Polyacrodus https://www.researchgate.net/figure/Teeth-of-Polyacrodus-sp-Jaekel-1889-A-PMO-230130-A1-labial-view-A2-lingual_fig4_328183978 regarde aussi sur la base Sharks Reference au genre Polyacrodus https://shark-references.com/species/listValidFossil/P Citer
icarealcyon Posté(e) 11 juin 2021 Auteur Signaler Posté(e) 11 juin 2021 Merci beaucoup pour cette piste et la riche doc Jean-François. Polyacrodus est effectivement un solide candidat. Hier, j'ai exploré un nouvel affleurement du Toarcien terminal qui a livré des lumachelles qui sont les plus hautes à ce jour dans la série marneuse caussenarde: à ces niveaux il n'y a plus d'ammonites conservées en 3D, mais seulement de ténues et fragiles empreintes sur les feuillets de marnes. C'est le sommet de la zone à aalensis, à quelque mètres des premières assises marno-calcaires de l'Aalénien, qui forment généralement dans le paysage une falaise plus ou moins verticale. Ces lumachelles se sont révélées extrêmement riches en dents d'élasmobranches et poissons osseux, ossicules dermiques et écailles, avec une variété jamais vue et des conservations remarquable des racines. Un premier examen de surface à la bino hier soir m'a stupéfié, au point que je dois revoir ma méthode de récolte pour ne pas risquer d'abîmer des dents en surface des cailloux. L'incident ne s'est heureusement pas produit, mais je devrai emballer ces cailloux un à un, comme les cristaux. Les plaques sont relativement épaisses (2-3 cm) et grandes, pour certaines 20 X 20 cm. A ce régime, le sac a été vite rempli et le poids conséquent ! Sur la photo, ce sont les cailloux jaunâtres qui émergent de la marne et sur la pente. Citer
elasmo Posté(e) 11 juin 2021 Signaler Posté(e) 11 juin 2021 Belles découvertes en perspectives alors, pour l'emballage, j'ai opté depuis quelques années pour le papier aluminium, c'est un bon compromis pour le transport de blocs, même dans les niveaux sableux faiblement indurés, donc si tes roches sont bien dures, cela n'en sera probablement que facile, en plus c'est pas trop cher et facile à transporter (l'aluminium) Citer
AMEDE Posté(e) 11 juin 2021 Signaler Posté(e) 11 juin 2021 Oui, très pratique l'aluminium pour les fossiles. Et surtout quand c'est des fossiles de plantes du carbonifère sur un schiste greisseux qui s'effrite énormément à l'eau et que tu dois traverser un lac en canoë pour les ramener (expérience vécue à Bort les Orgues). Citer
Chimera Posté(e) 11 juin 2021 Signaler Posté(e) 11 juin 2021 Si ces lumachelles sont un peu marneuses, cela devrait fondre assez bien aux acides et là c'est BINGO, les dents seront isolées et pus facilement étudiables. Citer
icarealcyon Posté(e) 15 juin 2021 Auteur Signaler Posté(e) 15 juin 2021 Le 11/06/2021 à 17:22, Chimera a dit : Si ces lumachelles sont un peu marneuses, cela devrait fondre assez bien aux acides et là c'est BINGO, les dents seront isolées et pus facilement étudiables. Hélas non... Ce moyen d'étude ne sera pas utilisable dans ces formations locales du Toarcien terminal. La calcite a presque systématiquement imprégné un sédiment majoritairement constitué de coquilles de mollusques, de foraminifères, ostracodes, débris de crinoïdes, d'oursins, bryozoaires... plus ou moins brisés, de dimensions hétérogènes. Cela donne un "cachet typique" à ces lumachelles de la zone à aalensis. Le phénomène de précipitation de la calcite a été précoce- me semble-t-il, constituant des poches et des mini-géodes, soulevant et déformant le sédiment comme du popcorn, avec les microfossiles cimentés dessus et dans la calcite. Les dents, surtout lorsqu'elles sont complexes ou avec une grande surface, comportent souvent des fissures, colmatées par la calcite. Un passage à l'acide formique les réduirait presque toutes en miettes ! En un mois, cinq affleurements du même âge explorés avec succès, je me retrouve avec plusieurs dizaines de dents intéressantes, après un simple examen de surface des cailloux nettoyés, et plusieurs kilos d'autres à débiter en petits morceaux (pour ceux, pas trop "calcités", qui s'y prêtent). C''était à l'évidence une période riche pour les poissons osseux et les élasmobranches, tout-à-fait comparable en nombre, variété et qualité au sommet du Toarcien moyen. Il subsiste un hiatus, un vide complet, à ce stade de mes explorations du Toarcien marneux caussenard: la zone à insigne. Mais tel que c'est parti, le Toarcien terminal va m'occuper un bon moment. Quelques-unes des petites dernières pêchées lors de ce week-end déjà caniculaire: les Terres Noires ont bien mérité leur nom local d'"Enfers" ! Jolie petite dent de néosélacien avec racine bien conservée (1mm); avec plusieurs autres comparables. Dent d'orectolobiforme, pathologique (2mm) Dent postéro-latérale d'hybodonte (1.5 mm environ), aux extrémités mal conservées. Dent d'un hybodonte, cf Parvodus, de grande taille (base 5 mm) Dent molariforme (0.7mm environ): c'est la deuxième, un peu différente de la première présentée il y a quelque temps sur ce fil, mais de même structure à cuspides divergentes, avec le même émail épais, très brillant et transparent. Le propriétaire, peut-être un pycnodontiforme, reste à cerner... J'ai aussi trouvé trois dents de raies Je n'en avais plus dégotté une seule au-dessus de la Z à variabilis, alors qu'elles y sont assez fréquentes . Elles sont très petites, différentes de celles du Toarcien moyen où Toarcibatis et Cristabatis dominent. Je vais essayer de faire des photos acceptables ces jours-ci, si je peux. Citer
elasmo Posté(e) 15 juin 2021 Signaler Posté(e) 15 juin 2021 Bonsoir Belles découvertes, la dent que tu indique comme étant une Hybodus usée, pourrait être une dent d'Heterodontus ou tout au moins de la famille des Heterondontidae ? à mettre au conditionnel, car la photo n'est malheureusement pas assez "parlante" Très belle préservation pour la cf. Parvodus Sympa aussi la dent pathologique surtout sur des dents de cette taille, personnellement les plus petites trouvées présentant une telles pathologie se compte sur les doigts d'une mains Citer
gryph58 Posté(e) 16 juin 2021 Signaler Posté(e) 16 juin 2021 Ooooh ! Toujours aussi remarquables tes dernières découvertes ! Après mon dernier passage début mai j'ai trouvé quelques morceaux de lumachelles dans le Toarcien terminal de l'Aveyron. Je te les donnerais à l'occasion mais je ne te promet pas qu'il y aura des dents à l'intérieur. Citer
icarealcyon Posté(e) 18 juin 2021 Auteur Signaler Posté(e) 18 juin 2021 Bonsoir à vous deux, et merci beaucoup Chantal pour ces trouvailles, peu importe qu'il y ait des dents ou pas dans ta récolte, si ce type de dépôt a été réalisé, elles sont potentiellement présentes sur le site. On verra de la sorte si on peut réaliser des corrélations étendues sur les Causses pour le Toarcien terminal. Ce serait une oeuvre de longue haleine que d'échantillonner la zone à aalensis sur toute l'étendue du bassin, mais nul doute que ce serait riche d'enseignements sur la fin du Toarcien, et la fin du dépôt des Terres Noires. Déjà, à ce stade restreint, je détecte des différences assez notables, autant dans les faunes de poissons que d'invertébrés synchrones, entre les différents sites lozériens déjà examinés, au nombre de 6. Deux sites de plus seront à ajouter dès que je pourrai y aller. Tous les sites que j'ai visités à ce jour entrent dans un triangle d'une cinquantaine de kilomètres de côté. Quelques dents d'actinoptérygiens du dernier site visité, particulièrement riche: 2mm 5mm, un géant ! 3mm 0.6 mm Une dent de raie, minuscule (environ 0.5 mm) ressemblant fort à Jurobatos ) Et des hybodontes, bien mieux représentés sur ce dernier site que sur tous les autres: deux dents pourvues de leurs racines bien conservées, 3 mm environ chacune. Et une minuscule dent d'Hemiscylliidé, qui rappelle celles du Toarcien moyen, mais plus petite et carénée, moins de 0.5mm: Comme disent les Shadocks, c'est tout pour aujourd'hui Citer
Chimera Posté(e) 20 juin 2021 Signaler Posté(e) 20 juin 2021 Citation 0 1 131 messages Auteur Hélas non... Ce moyen d'étude ne sera pas utilisable dans ces formations locales du Toarcien terminal. La calcite a presque systématiquement imprégné un sédiment majoritairement constitué de coquilles de mollusques, de foraminifères, ostracodes, débris de crinoïdes, d'oursins, bryozoaires... plus ou moins brisés, de dimensions hétérogènes. Cela donne un "cachet typique" à ces lumachelles de la zone à aalensis. Le phénomène de précipitation de la calcite a été précoce- me semble-t-il, constituant des poches et des mini-géodes, soulevant et déformant le sédiment comme du popcorn, avec les microfossiles cimentés dessus et dans la calcite. Les dents, surtout lorsqu'elles sont complexes ou avec une grande surface, comportent souvent des fissures, colmatées par la calcite. Un passage à l'acide formique les réduirait presque toutes en miettes ! Vue les conditions de sédimentation cela semble en effet compromis, dommage cela complique un peu aussi l'étude détaillée des dents où souvent, seule une face sera accessible, mais potentiellement compensée par la "richesse" de ces niveaux. En tout cas très belle faune, sur une période complexe qui voit l'émergence et la convergence de nombreux de groupes, ce qui rend plus complexe la diagnose. Citer
icarealcyon Posté(e) 21 juin 2021 Auteur Signaler Posté(e) 21 juin 2021 Il y a 15 heures, Chimera a dit : En tout cas très belle faune, sur une période complexe qui voit l'émergence et la convergence de nombreux de groupes, ce qui rend plus complexe la diagnose. On a en effet l'impression d'une évolution très rapide, à la fois dans le profil des peuplements que dans l'aspect des dents. A part les hybodontes, toutes les autres formes ne se trouvent pas dans ces dimensions et ces aspects dans les zones sous-jacentes. D'après les niveaux-repère présents et la faune connexe (dont les ammonites-index), mes différents sites du Toarcien terminal sont contemporains les uns des autres, à peu de chose près. Une fourchette de quelque milliers d'années grand maximum ? Pour une raison qui m'échappe, ce type de dépôt s'est produit plus fréquemment à ce moment-là que dans le Toarcien moyen et la zone à Thouarsense. Sur le nombre, j'arrive à trouver plus fréquemment que dans les niveaux inférieurs des dents ou des ossicules dermiques conservés avec leur racine, des couronnes complètes, comme cette dent d'"Hétérodontus" de 1 mm, du dernier site visité ce week-end, le septième. Citer
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