fluopathe Posté(e) 20 janvier 2014 Signaler Posté(e) 20 janvier 2014 A première vu l'Ain est un véritable désert. J'ai écumé tout les document du BRGM sur la régions et aucuns affleurement, indices, gîtes où même forage n'est recensé. C'est compréhensible en même temps, on est en contexte sédimentaire de dépôts glacières ! Les plus belles célestines francaises ne proviennent elles pas de l’Ain à moins que cela soit du Rhône ? je n'ai plus le site en mémoire ! Citer
tbrunch Posté(e) 20 janvier 2014 Signaler Posté(e) 20 janvier 2014 Tu veux parler de Montalieu? C'est dans l'isère. Mais vraiment à la limite de l'ain ( sur l'autre rive du rhône). Citer
fluopathe Posté(e) 20 janvier 2014 Signaler Posté(e) 20 janvier 2014 Tu veux parler de Montalieu? C'est dans l'isère. Mais pas très loin de l'ain. oui ! c'est loupé pour l'ain et le rhône ! ( !) Citer
Kayou Posté(e) 20 janvier 2014 Signaler Posté(e) 20 janvier 2014 Toutes les roches sont formées de minéraux... Et les minéraux comme on les aime, bien formés; bien développés de préférence, ou tout en micro, rares ou pas, chers ou pas, requièrent des conditions de formation particulières...leur accessibilité aussi, d'où l'intérêt de s'y connaître un peu en géologie générale et appliquée...de faire une école des mines...ou de devenir un parfait autodidacte. Les fossiles, eux, se trouvent plutôt dans les terrains sédimentaires !!! Le contexte, si souvent parent pauvre, est bien essentiel. Citer
jejer45 Posté(e) 20 janvier 2014 Signaler Posté(e) 20 janvier 2014 géniale ce sujet! alors pour ce qui est du vide, à ma connaissance, je crois que je peux me vanter et être fière de dire que ma région d Orléans fait parti des régions ou y a vraiment rien!. (mise a part la diversité des galets dans le lit de loire!) en même temps plus sédimentaire que la beauce...si le bassin parisien et encore visiblement des choses y ont été découverte. Citer
Santon 17 Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 Pour la Charente Maritime , c'est vrai qu'on a vite fait la liste (Calcite , Quartz , Calcedoine , Pyrite/Marcasite et Gypse ) mais ce n'est pas le desert total ; et puis il est peut etre possible de faire de nouvelles découvertes ; il existe des kaolins dans le sud du departement . Citer
trenen23 Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 Il est vrai que de grands ensembles monotones présenteront plus souvent une diversité minéralogique restreinte. Mais les découvertes résultent souvent des travaux. Dans le cas du massif granitique de Guéret (140 x 80 km de granite à biotite +-cordiérite), il a la réputation d'être un désert minéralogique en dehors de ses bordures (or du secteur de la Petite Faye, Or et antimoine du Nord, antimoine de Mérinchal). On avait juste un indice à Pb-Ag près de Lavaveix, la découverte du filon de Sannegrand dans une carrière de granulat avec quartz, fluo, carbonate, Cu,Pb,Zn, As, Ag a changé un peu la donne, de même les analcimes d'Ebly non loin de là, sans les carrières, on les aurait vraisemblablement pas découverts. Serge Citer
rives_3 Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 Il y a aussi le cœur de certains massifs granitiques. je pense à celui d'Ax les Thermes en Ariège, ou celui du Carlit dans les Pyrénées Orientales. Le pourtour, comme le souligne Serge dans son exemple, n'empêche pas de belles surprises. C'est une généralité, pour ce type de roches intrusives, il me semble. Je n'en serai pas aussi affirmatif pour le massif granitique de Quérigut, toujours en Ariège... Comme je le disais, on commence à rentrer dans une étude locale des petits déserts minéralogiques... Eric Citer
olif Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 Bonjour à tous. Je suis curieux de recenser les régions ou massifs montagneux où visiblement la minéralogie s'exprime avec pauvreté. Autrement dit une minéralogie par le vide. Au delà d'un recensement essayer de comprendre pourquoi il n'y a rien (ou presque rien) peut également être instructif. Cette idée m'est venue au cours d'une balade dans le massif des écrins où je fût surpris de la pauvreté de traces de fentes alpines, alors que plus en aval et plus au Nord, l'Oisan fourmille de sites. Fausse impression ou réalité ? De la même manière, la région des Septs Laux semble bien vide, comme en Suisse la région d'Evolène, comme dans les Pyrénées le coeur des massifs granitiques (mais ça je sais pourquoi). Frédéric Bonjour, Ce sujet méroterait d'être un peu mieux "encadré"... des posts du style "y a rien dans le massif armoricain" (il n'y a pas d'attaque ciblée c'est juste un exemple, inutile de s'énerver), c'est subjectif, et un peu hors sujet. Pour ma part je vais coller à l'idée de départ car tous les caillouteux "alpins" se sont posés la même question : pourquoi trouve-t'on des secteurs très prolifiques (Oisans) et juste à côté des secteurs très pauvres (pas complètement secs en réalité). D'ailleurs j'ai l'impression qu'ils ont tracé les limites du parc des écrins en excluant tous les sites à cristaux.. pur hasard ? Il me semble qu'au-delà de la limite d'une ligne correspondant à peu près au chevauchements du Granite du Pelvoux, il n'y a pas de grandes manifestations hydrothermales, quelques petites fentes de tension pas bien méchantes dans le granite. D'ailleurs ce n'est pas autant fracturé. Par contre quand on est en Oisans, la géologie est plus contrastée, c'est constitué par des lambeaux de socle et c'est très faillé, sans comptére l'interface entre le socle hercynien et le Trias... Je suis intimement persuadé qu'on peut toujours expliquer la délimitation entre les secteurs "fertiles" et "stériles" par des limites géologiques, et notamment des failles ou des surfaces de décollement dans le cas cristaux alpins. Ce qui fonctionne très bien pour les substances économiques devrait en toute logique pouvoir s'appliquer dans les minéraux... Olif Citer
Orlean Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 "D'ailleurs j'ai l'impression qu'ils ont tracé les limites du parc des écrins en excluant tous les sites à cristaux.." Les limites ont été créées pour englober une grande partie des mines qui s'y trouvaient et ne plus permettre une éventuelle exploitation (même si les filons ne devaient pas être très riches). C'est le cas pour le sud du massif. Les cristaux n'étaient pas un critère pour délimiter le parc, mais dans certains secteurs, comme "la Selle", le terrain s'est vu interdit après l’affluence sur le site et les gros travaux. Le fait qu'un terrain à cristaux soit dans le parc ne permet pas de le faire connaître. Donc on pensera toujours qu'il est vide, car il n'y aura pas de publication sur le gisement, sauf cas exceptionnel (Jas Roux par exemple). Le parc du Grand Paradis est un vide de connaissance minéralogique, la seule chose qui reste ce sont les témoignages des anciens où des traces de mines..en gros, 2 gisements avec de l'or et 2 gisements à quartz, bien pauvre par rapport au massif du blanc de même nature géologique (qui pour le même périmètre comporterait 50 indices en plus).... première image : exemple du massif des écrins, le parc est en "rose", en blanc les mines et indices deuxième : Massif du Grand Paradis Citer
olif Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 tu as raison, ceux qui tapent le cristal dans les limites du parc ne doivent pas trop s'en vanter... Quand à l'interdiction de la Selle elle date de bien après la création du parc.Enfin bref ce point-là était un petit clin d'oeil, je voulais surtout et bien sur insister sur la raison géologique. Citer
ice tea Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 Bonjour, "trenen23" Montebras c'est pas dans la Creuse ? Il y a pas mal de choses la bas. Ice tea Citer
Orlean Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 @olif, il faut qu'il y ait des failles et des endroits où des pressions importantes ont pu s'exercer, (intéressant de voir que dans l'image des Ecrins, de nombreux indices ou points blancs sont liés à des failles Nord-oust / Sud-est) ensuite il faut que les indices de minéralisations soient connus. Certains minéraux ne se trouvent que "dans des fissures perpendiculaires à un axe bien défini d'une roche hyper compacte"... du genre pas ce que l'on cherche d'habitude et presque invisible... Citer
Cedrick Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 plus c'est complexe, faillé, intrudé, métamorphisé, avec la juxtaposition de terrains/lithologies très différents d'un point de vue rhéologique et chimique (oxydant/réducteur) mieux c'est.... Il me semble qu'au-delà de la limite d'une ligne correspondant à peu près au chevauchements du Granite du Pelvoux, il n'y a pas de grandes manifestations hydrothermales, quelques petites fentes de tension pas bien méchantes dans le granite. D'ailleurs ce n'est pas autant fracturé. Par contre quand on est en Oisans, la géologie est plus contrastée, c'est constitué par des lambeaux de socle et c'est très faillé, sans comptére l'interface entre le socle hercynien et le Trias... Je suis intimement persuadé qu'on peut toujours expliquer la délimitation entre les secteurs "fertiles" et "stériles" par des limites géologiques, et notamment des failles ou des surfaces de décollement dans le cas cristaux alpins. Ce qui fonctionne très bien pour les substances économiques devrait en toute logique pouvoir s'appliquer dans les minéraux... Exactement. Une source, du transport, un piège sont les trois éléments de base pour qu'un gisement (de minerai / de minéraux de collection) se forme. La monotonie géologique d'une province se traduira par une pauvreté en espèces minérales. A cela s'ajoutent des contraintes non géologiques (zones protégées / interdites). Citer
trenen23 Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 Montebras se trouve associé à un massif de granite différencié (proche de celui des Colettes à Echassière), associé à une zone granitique coincé entre deux failles majeures au nord du massif de granite dit de Guéret (on devrait plutôt parler de complexe granitique, voir la thèse remarquable à mon gout de Charles Cartanaz). Il est sur que plus c'est fracturé plus les eaux thermales circulent et plus on a de trucs possibles. Serge Citer
Taratasy Posté(e) 21 janvier 2014 Signaler Posté(e) 21 janvier 2014 Les plus belles célestines francaises ne proviennent elles pas de l’Ain à moins que cela soit du Rhône ? je n'ai plus le site en mémoire ! C'est du Rhône dans les carrières à coté de Sault-Brenaz ! J'avais tenté de m'y rendre cet hivert mais la carrière est complètement inaccessible. Citer
olif Posté(e) 22 janvier 2014 Signaler Posté(e) 22 janvier 2014 Exactement. Une source, du transport, un piège sont les trois éléments de base pour qu'un gisement (de minerai / de minéraux de collection) se forme. La monotonie géologique d'une province se traduira par une pauvreté en espèces minérales. A cela s'ajoutent des contraintes non géologiques (zones protégées / interdites). Pour être totalement objectif, et comme l'exception confirme la règle, certains contextes a priori monotones peuvent donner des choses intéressantes, voire uniques : les calcites de Bellecroix ont poussé dans un environnement géologique plutôt ennuyeux, voire phréatique... (bien sûr on est libre de ne pas aimer, mais ça reste de la très belle minéralogie). Citer
Cedrick Posté(e) 22 janvier 2014 Signaler Posté(e) 22 janvier 2014 Les calcites de Bellecroix sont des minéraux intéressants, mais le site reste pauvre au niveau diversité des espèces (gogote et calcite). Si on fait abstraction de la particularité des faciès (qui constitue l'attrait principal pour l'amateur de minéralogie), je dirais que ce ne sont pas des exceptions; en tous cas elles confirment bien ce qu'on a dit plus haut. Bellecroix: silice et carbonate de calcium, ça vient directement de la gangue environnante, chimiquement c'est aussi monotone que la roche hôte et les calcaires voisins. Source-transport-piege sont très proches les uns des autres, pas de flux de chaleur / éléments exotiques pour donner de la diversité. On a le même genre de choses avec les géodes de calcite de tous les massifs calcaire, les pyrites des schistes ardoisiers: un minéral qui peut être bien exprimé, mais une espèce unique, reflet direct de la composition de la roche. Citer
Kayou Posté(e) 22 janvier 2014 Signaler Posté(e) 22 janvier 2014 Ce sujet est fort intéressant (suivi avec intérêt) puisqu'il met en relation les possibilités de découvertes avec le contexte géologique, et constitue en quelque sorte une initiation ou une invitation à la prospection "réfléchie". C'est une sorte de gîtologie appliquée à la prospection/découverte de minéraux (et fossiles) ... Mais je trouve que le titre est un peu..."aride". "Par le vide" peut faire penser à "poches vidées", ou "fours nettoyés"... http://www.geowiki.fr/index.php?title=G%C3%AEtologie Citer
olif Posté(e) 22 janvier 2014 Signaler Posté(e) 22 janvier 2014 100% d'accord avec toi, le titre pourrait être plus ambitieux ! Citer
smoky Posté(e) 22 janvier 2014 Auteur Signaler Posté(e) 22 janvier 2014 Sans doute... mais je ne peux pas refaire le titre. Citer
trenen23 Posté(e) 22 janvier 2014 Signaler Posté(e) 22 janvier 2014 Est-ce que cela vous convient ? Amitiés à tous, Serge Citer
Kayou Posté(e) 22 janvier 2014 Signaler Posté(e) 22 janvier 2014 Minéralogie par le vide: Pourquoi existe-t-il des zones sans minéraux, existe-t-il des réellement des zones sans minéraux ? Est-ce que cela vous convient ? Pas vraiment, le "vide" est bien "rude". Toutes les roches sont formées de minéraux, donc la deuxième partie de la phrase tombe à l'eau (..."ici on vend des oranges pas chères"...!!!!!) Et il faudrait peut être préciser de quelles sortes, de quelles qualités de minéraux, on veut parler. Citer
olif Posté(e) 23 janvier 2014 Signaler Posté(e) 23 janvier 2014 Bonjour, Déjà désolé de faire l'emm...rdeur et merci pour votre patience... tout le monde n'accepterait pas forcément toutes ces remarques. Ensuite une question : est-ce qu'on reste concentré sur les gisements de type alpin comme illustré dans le premier message ? "des zones sans minéraux" ça me parait un peu vague : implicitement on comprend bien sûr "minéraux intéressant"... minéraux des fissures, de collection, de taille raisonnable ? exclue-t'on les minéraux de métamorphisme dans le cas des gisements alpins ? olif Citer
Laurent Saint-Clair Posté(e) 23 janvier 2014 Signaler Posté(e) 23 janvier 2014 Il apparait evident que l'on parle de zones sans minéraux intéressants pour la collecte et la collection...! Charente Maritime, pas terrible, Santon en a fait le tour exhaustif!; mais en faisant quelques kms, on peut trouver de la fluo, barytine, disthene,...en sud Vendée et deux sevres, par exemple. Citer
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