ANDRE HOLBECQ Posté(e) 15 novembre 2009 Signaler Posté(e) 15 novembre 2009 Ok, donc si j'ai bien compris l'ensemble de vos réponses, je met en avant l'éruption de 1980 du Saint-Helens et je cite le contre-exemple du Nevado Del Ruiz que je peux argumenter avec une carte montrant les anciens dépots, les prévisions et les dépots dus à la nouvelle éruption.Ensuite pour ce qui est de l'utilisation d'un logiciel, est-ce que vous m'en conseillez un en particulier car je n'y connais par grand-chose en informatique. Merci beaucoup pour vos nombreuses réponses qui m'aident beaucoup. En effet St Helens et Nevado del Ruiz sont deux bons exemples illustrant parfaitement ton étude. Mais n'oublie surtout pas le troisième exemple LE PINATUBO les deux premiers sont des échecs, le 3ème une brillante réussite et n'hésite pas à donner un coup de chapeau à Maurice Krafft, qui au "paradis des volcans" t'endendra peut être; en tout cas cela fera plaisir à tous ceux qui l'ont connu. CONSEIL : D'abord envoie l'échec partiel duSt Helens, puis en transition l'échec dramatique du Nevado et débouche en 3ème partie sur la réussite formidable de Pinatubo. Moi je ferais comme cela. Etant prof et Pésident d'une association de volcanologues amateurs tu estimeras mon conseil comme il te plaira. Et bon courage, il y a du boulot en perspective. Il existe un CD Volcans chez Nature et découvertes qui donne les enregistrement de tous les sons volcaniques et un douvle CDROM VOLCANS par Jacques Durieux Connaître la Terre chez Syrinx toujours à ta disposition si doute ou question même pointue , salut ! Citer
ANDRE HOLBECQ Posté(e) 15 novembre 2009 Signaler Posté(e) 15 novembre 2009 en prime quelques lignes de BON SENS et merci à trenen23 de me les avoir fait découvrir. Et tous mes compliments au directeur de l'observatoire de Guadeloupe, François Beauducel, qui cerne parfaitement le problème. Quelque soit la réalité des faits, on peut tirer au moins une leçon unanime de ces événements 76 : il n'y a pas de quoi en être fier, mais en ce qui concerne la prise en compte d'avis scientifiques multiples et contradictoires, et la façon de dialoguer avec les autorités et les médias, la communauté internationale a souvent pris la France en contre-exemple de bonne gestion de crise volcanique. Montserrat fut également un cas d'école mais à l'opposé, une expérience totalement réussie. Notamment grâce à 20 ans de recherche scientifique et d'expérience en plus, une intégration rationnelle de tous les paramètres de surveillance à disposition et de tous les avis des scientifiques, même divergents (par un système de calibration et de pondération extrêmement sophistiqué), et enfin, grâce à la communication de ce diagnostic unique par un porte-parole aux autorités et médias. Que les guadeloupéens se rassurent, la France a bénéficié de toutes ces avancées (elle y a même participé pleinement) et l'observatoire actuel est l'un des mieux équipés au monde. Le prochain diagnostic de la Soufrière aura donc beaucoup moins d'inconnues qu'en 1976, et les autorités pourront décider des actions à prendre avec plus de sérénité. Mais indépendamment des aspects techniques, il faut aussi établir une profonde relation de confiance entre la population, les scientifiques et les autorités qui prendront les décisions, car même si la Science et les méthodes de surveillance ont radicalement évolué en 30 ans, l'histoire de la volcanologie démontre que pour sauvegarder les vies, il faut savoir accepter une évacuation par précaution, que certains qualifieront pourtant (et à tort) d'inutile. Et ceci ne pourra se faire que s'il y a une parfaite compréhension des risques potentiels par tous les acteurs de la crise (et en matière de risques majeurs, la population est inévitablement actrice elle aussi). Après les deux erreurs meurtrières de 1902 et 1985 (54.000 vies perdues au total), il semble totalement déraisonnable de risquer d'autres vies sur base de quelques hypothèses peu fiables ou trop audacieuses. En revanche, il paraît clair que pour affiner le diagnostic et de moins en moins « se tromper » à l'avenir, il faut avancer plus loin dans la connaissance des phénomènes volcaniques, et dans la fiabilité des instruments de surveillance. C'est bien dans cette direction que se concentrent tous les efforts des scientifiques. Dr. François Beauducel Directeur et Responsable Scientifique de l'Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe [2001-2007]. Citer
emedard Posté(e) 16 novembre 2009 Signaler Posté(e) 16 novembre 2009 > Pour le mont Saint-Helens il y avait un renflement anormal et important de la partie qui s'est "désagrégée" (explosion et effondrement) donc ça a pu être prévu sauf qu'effectivement l'énergie et l'étendue des dégâts avaient été sous estimés. Les coulées pyroclastiques ont une énergie interne (gaz et énergie thermique) ajoutée à une onde de choc comme pour les avalanches. Ceci dit si on avait calculé avant l'éruption le volume donc la masse susceptible de s'effondrer, il y aurait peut être eu moins de victimes dans les alentours... mais on n'avait sans doute pas le recul suffisant à l'époque ? En fait pour le St Helens, c'est assez intéressant parce qu'on connaissait déjà une éruption du même type, qui avait eu une étendue très similaire. Problème, elle s'était déroulée dans une zone très peu peuplée, et en Union Soviétique. Guerre froide oblige, on ne peut pas dire que l'information circulait facilement. Mais si les américains avaient étudié en détail cette éruption, ils auraient probablement pu faire une très bonne estimation de celle du St Helens, et sauver quelques vies de plus (ils ne s'en sont quand-même pas mal tirés !). Etienne Citer
trenen23 Posté(e) 16 novembre 2009 Signaler Posté(e) 16 novembre 2009 Etienne, Peux tu m'en dire plus sur cette éruption russe ? j'en avais pas entendu parler à Clermont (en 82-83) Merci, Serge Citer
Cotopaxi Posté(e) 19 novembre 2009 Auteur Signaler Posté(e) 19 novembre 2009 Bonjour à tous, je vous propose maintenant mon plan de tpe final tel que je le pense : Première partie : une application théorique des instruments de prévision et de leurs fonctionnements Deuxième partie : une étude pratique de trois prévisions pour comprendre comment prévoir une éruption dans la pratique et quels sont les facteurs potentiels d'erreurs, les 3 volcans étudiés étant le nevado del ruiz comme prévision ratée, le mont saint-helens comme prévision partiellement réussis et le pinatubo comme réussite totale Merci d'avance pour vos réponses Citer
trenen23 Posté(e) 19 novembre 2009 Signaler Posté(e) 19 novembre 2009 En fait au Ruiz, les lahars étaient prédits me semble-t-il. Je n'y pensais pas, mais tu as aussi la Montagne Pelé de 1902 en loupé mortel Serge Citer
Papyfred Posté(e) 19 novembre 2009 Signaler Posté(e) 19 novembre 2009 Serge a raison ! Et sans aller chercher chez Lacroix ou dans de nombreuses autres publications (dont le petit bouquin des Kraft) on trouvait en livre de poche, aux éditions " J'ai lu " (D85) un ouvrage publié en anglais par G. Thomas et M.M. Witts, avec un traduction française chez " Robert Laffont ". C'est très bien documenté, ça se lit très agréablement, on a tous les irresponsables du loupé, les pourquoi, les comment… Le titre : Le volcan arrive ! l'éruption de la Montagne Pelée (8 mai 1902). Citer
ANDRE HOLBECQ Posté(e) 19 novembre 2009 Signaler Posté(e) 19 novembre 2009 " bonne estimation de celle du St Helens, et sauver quelques vies " dis-tu, mais on ne peut pas aux USA sauver malgré eux des "couillons" qui ne veulent rien entendre et ne jurent que par leurs libertés individuelles; ceux qui se sont fait avoir sont essentiellement de ce type là; hors mis David Jonston qui lui était en mission et exerçait son métier à risques. Citer
Cotopaxi Posté(e) 20 novembre 2009 Auteur Signaler Posté(e) 20 novembre 2009 Donc si j'ai bien compris, le plan est bon si ce n'est l'exemple du nevado del ruiz qui est mal choisi et qui sera remplacé par la montagne pelée. Citer
Cotopaxi Posté(e) 19 décembre 2009 Auteur Signaler Posté(e) 19 décembre 2009 Bonsoir à tous, je viens de démarrer la rédaction finale de mon tpe et il se trouve que au détour d'un lien internet, j'ai vu un livre nommé Dictionnaire des volcans écrit par Tanguy Decobecq et qui a l'air intéressant car je pense qu'il peut contenir des définitions nécessaires pour la chimie magmatique. Je voudrais donc votre avis sur ce livre car si ce ne sont que des descriptions de volcans, il n'a aucun intérêt et je n'ai pas envie d'y perdre mon argent. Merci d'avance pour vos réponses Citer
Cotopaxi Posté(e) 29 décembre 2009 Auteur Signaler Posté(e) 29 décembre 2009 Désolé de poster trois fois de suite mais je voulais savoir si il était possible de montrer l'influence de l'eau et de la sismicité dans la formation des lahars en simulant sur un plan incliné quatre types de terrains avec ou sans injection d'eau et avec ou sans séisme. Ceci permettrait de démontrer les conditions de formation des lahars à partir de l'eau et de la sismicité de la région. Merci d'avance pour vos réponses. Citer
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